L'attrape mouche de Vénus
Star d'un jour à l'école!
petite trouvaille de Jacques 7 ans ...
Petite plante très astucieuse et originale que l'on peut trouver dans les jardineries ou sur internet!
Dionée - DIONAEA MUSCIPULA
(Attrape-mouche de Vénus)
information complète provenant du site
http://www.plantes-carnivores.com/index.php
photos provenant de
http://www.infoscarnivores.com/dionee.htm
sur ce lien une vidéo sympa du piège de la dionée! et d'autres informations sur la dionée!
un piège fonctionne 3 fois, il faut éviter de titiller les feuilles pour les voir se fermer car au bout de 3 fois, cela entraîne l'épuisement du piège..
Dimensions :
La plantes adulte mesure de 10 à 14 cm.
Morphologie :
Les feuilles sont disposées en rosette autour d'un point central qui produit sans arrêt de nouvelles feuilles.
Type de milieu :
A l'état sauvage, la plante n'existe qu'en Amérique du Nord. Elle est localisée dans les tourbières de la Caroline du Nord et du Sud. Fleur :
Vers le mois de juin s'élève au cœur de la plante une tige florale de 20 à 30 cm de haut portant des fleurs blanches en corymbe terminal. Elle donne assez facilement des graines en forme de petits pépins de raisin.
La floraison peut avoir un effet épuisant sur les plantes en culture donc, à moins que vous ne désiriez des graines, il vaut mieux couper la tige florale quand elle ne mesure que 5 à 7 cm de haut.
Durée de vie :
La dionée attrape-mouches est une plante vivace, qui vit environ vingt ans dans la nature.
Description
Inspirant la crainte lorsqu’on la voit pour la première fois en action, l’attrape-mouche de Vénus est sans doute la plus fameuse de toutes les plantes carnivores.
En 1763, Arthur Dobbs, alors gouverneur de la Caroline du Nord, attira l’attention du public sur la plante pour la première fois, la nommant « attrape-mouches sensible ». Quelques années plus tard, des spécimens furent envoyés en Angleterre, où c’était la première plante jamais suspectée d’être carnivore. Carolus Linné, le botaniste suédois, demeura sceptique et nomma la plante en s’inspirant de Diane, la déesse grecque de l’amour et de la beauté.
Le mécanisme de capture de l’attrape-mouche de Vénus est stupéfiant, et poussa Charles Darwin à dire de la dionée que c’était « l’une des plantes les plus merveilleuses au monde ». C’est lui qui a prouvé sa nature carnivore. Dans son livre Les plantes insectivores, Darwin pratiqua plusieurs expériences sur les attrape-mouches, dont certaines des plus étranges : il découvrit qu’il pouvait paralyser le piège en réalisant certaines incisions sur ce dernier, et que le piège pouvait être anesthésié avec de l’éther.
Le mécanisme exact du piège demeure un mystère, et on en débat fortement. Le principe général est le suivant : le piège est constitué de deux moitiés comme un piège à loups. Les bords extérieurs sont entourés de dents. Lorsque le piège est ouvert, les deux moitiés ou lobes sont alors concaves. Chaque lobe possède trois ou quatre minuscules poils sensibles près de son centre.
Des glandes que l’on trouve à la base des dents qui bordent le piège produisent un doux nectar. Les insectes, pour la plupart des fourmis ou des mouches, sont attirés par ce nectar et pénètrent dans le piège. Lorsque l’insecte se déplace, en buvant le nectar, il est obligé de toucher ou de plier deux des minuscules poils sensibles ou un poil deux fois de suite en moins de vingt secondes pour faire fonctionner le piège. Ce qui se déroule ensuite est surprenant.
Un léger courant électrique parcourt le piège. Les cellules externes des lobes s’allongent soudainement, doublant de taille en moins d’une seconde. Cette croissance rapide oblige le lobe concave à se renverser rapidement. Le piège se referme, entraînant l’entrecroisement des dents, emprisonnant l’insecte dans une cage.
Le piège ne se ferme pas hermétiquement instantanément. Darwin supposa que cela permettait aux petits insectes de s’échapper entre les dents entrecroisées, pour que la plante ne perde pas son temps et son énergie à digérer un repas insignifiant. Mais si la plante capture un insecte plus gros, sa lutte stimulera les poils sensibles encore plus. En quelques heures, les lobes sont pressés hermétiquement l’un contre l’autre et le piège est scellé. Des glandes disposées sur la surface interne des lobes commencent à sécréter des sucs digestifs. L’insecte se noie rapidement dans le fluide.
Il faut à une attrape-mouche de 4 à 10 jours pour digérer une proie. Les parties molles de l’insecte sont dissoutes et ce fluide est ensuite réabsorbé par la plante. Lorsque le piège s’ouvre à nouveau, il ne reste que l’exosquelette séché et ratatiné de l’insecte. La pluie peut évacuer la carcasse hors du piège. Le plus souvent, des araignées sont attirées par la carapace croustillante et servent de second repas. A l’état sauvage, les proies les plus fréquentes sont les grosses fourmis et les araignées.
Si un piège se referme vide, à cause d’une feuille qui est tombée ou d’un doigt curieux, il s’ouvrira généralement en un ou deux jours. Chaque piège peut capturer de un à trois repas, après quoi le piège et le pétiole meurent et noircissent. Selon l’âge de la feuille ou la taille de la proie, un piège peut noircir après un seul repas. C’est normal. Souvenez-vous de couper tous les pièges morts de la plante.
Le Substrat :
Pour cultiver la Dionée, utilisez un mélange d'un tiers de sable pour deux tiers de tourbe. Bien que la culture de la dionée ne soit pas très difficile, elle nécessite quelques précautions. L'hiver, la plante entre dans une période de dormance qu'il est souhaitable de respecter. Les pièges sont plus petits; par contre, les pétioles des feuilles s'élargissent. La pousse s'effectue de mars-avril jusqu'en octobre-novembre.
Il vaut mieux des pots en plastique ou en céramique vernie. Des pots de 10 à 12 cm de diamètre
pour des plantes seules, matures. De nombreuses plantes semblent apprécier des pots de 15 à
20 cm de diamètre. Elles conviennent pour les mini-tourbières profondes et les tourbières.
L'humidité :
En été, faites constamment tremper le pot dans 3 cm d'eau non calcaire. En hiver, maintenez seulement humide pendant toute la période de repos.
Utilisez la méthode des soucoupes, en gardant le sol humide toute l’année. Les attrape-mouches n’apprécient pas des conditions de saturation en eau, et préfèrent un niveau bas.
La lumière :
On obtient des plantes très belles en les exposant au soleil, mais les cultures ombrées sont tout aussi saines bien que présentant moins de pigmentation rouge et des feuilles plus tendres.
La température :
En été, la dionée accepte la température ambiante entre 15 et 35°C. Les plantes continuent de produire des feuilles tout au long de l’été. Les feuilles les plus vieilles, âgées de plusieurs semaines, noircissent et meurent. Il vaudrait mieux les couper.
Lorsque l’automne arrive fin septembre, toutes les feuilles d’été meurent et sont remplacées par des pièges plus petits prostrés.
En hiver, pour éviter le gel, placez la plante carnivore dans un endroit où la température varie entre 4 et 10 degré. Durant les hivers doux, certains des pièges survivent, mais ils ne réagissent pas à la capture des insectes. Durant les périodes de gel, il se peut que toutes les feuilles disparaissent.
Repos :
En la gardant à l'intérieur de l'appartement, la dionée conserve une certaine activité, mais, si l'on veut garder la plante plus longtemps, il est souhaitable de lui fournir le repos hivernal dont elle a besoin. Le mieux est la serre froide.
Multiplication :
Pour multiplier la dionée, plusieurs possibilités se présentent :
les graines sont à semer à la surface d'un mélange de tourbe traditionnel en recouvrant légèrement de sphaignes tamisées. Maintenez humide.
La pousse est assez lente. Plusieurs années seront nécessaires à la plante pour fleurir;
au cours du rempotage, récupérez les petites bulbes qui se forment autour de la plante et replantez-les. La reprise est quelquefois lente, elle dépend de la force du bulbe récupéré;
la bouture de feuille se pratique au printemps sur des feuilles vigoureuses qui seront replantées sur un substrat bien humide en maintenant la feuille plaquée au sol au moyen d'arceaux de fil de cuivre. De nouvelles pousses se formeront quelques semaines plus tard, quand à la plante, au moins deux ans seront nécessaires pour qu'elle devienne adulte;
le dernier moyen de propagation consiste à dédoubler les touffes au printemps et à récupérer des groupes d'écailles charnues. Repiquez les plants dans le mélange de tourbe et maintenez dans une atmosphère confinée à une température voisine de 24°C.
Au besoin, complétez l'éclairage avec des tubes fluorescents seize heures par jour. Les plantes se reformeront au bout de quelques mois, ce qui est assez rapide pour cette espèce.
Hybridation :
Bien qu’il n’existe qu’une seule espèce de Dionaea muscipula, ce qui en fait un genre monotypique, il existe de nombreuses formes et de nombreux cultivars. Certains d’entre eux représentent des variétés naturelles que l’on trouve à l’état sauvage, et certains sont des cultivars que l’on élève artificiellement ou sont des mutations qui se sont déroulées avec des plantes in vitro.
Il y a deux formes d’attrape-mouches de Vénus qui semblent différentes génétiquement. Certaines plantes possèdent des pièges prostrés sur des pétioles courts tout au long de l’année. D’autres envoient leurs pièges de nombreux cm en l’air sur de longs pétioles étroits durant l’été. La couleur intérieure des pièges est également un facteur génétique rehaussé par la lumière du soleil. Certains pièges sont de couleur rouge foncé, d’autres roses, et une troisième variété ne possède pas de rouge et reste toujours verte. Il existe quelques variétés cultivées, ou cultivars, pour lesquelles la plante toute entière est d’une magnifique couleur rouge foncé ou marron.
Dionaea ‘Dentate Traps’
Une mutation. Les dents sont nombreuses, courtes et dentelées, comme un piège à ours.
Dionaea muscipula f. verte
La plante est entièrement verte, généralement avec des feuilles en rosette toute l’année.
Dionaea ‘Akai Ryu’
Un cultivar entièrement rouge, choisi par les Jardins Botaniques d’Atlanta parmi des élevages réalisés par Ron Gagliardo. Le plein soleil est nécessaire pour maintenir son étonnante couleur pourpre.
Dionaea muscipula f. rouge sombre
Les feuilles sont disposées en rosette toute l’année, avec des pièges dont l’intérieur est rouge foncé.
Dionaea ‘Royal Red’
Un cultivar australien issu d’une mutation in vitro, avec des pièges et des pétioles rougeâtres. Le nom de cette plante a causé beaucoup de controverse au sein du commerce des pépinières, essentiellement en Australie.
Dionaea ‘Sawtooth’
Une belle mutation ressemblant à Dionaea ‘Dentate traps’, l’intérieur des pièges est rouge foncé.
Dionaea muscipula
Ces plantes sont disposées en rosette la majeure partie de l’année sauf en été, où les pièges sont dressés sur des pétioles étroits. La couleur de l’intérieur des pièges est le plus souvent rose rougeâtre.
Maladies et parasites :
Les pucerons sont les parasites les plus courants, et ils ont provoquent l’apparition de jeunes feuilles tordues et déformées. On peut les éliminer en utilisant des insecticides contenant de l’Orthene, du Diazinon, et du Malathion. Les colliers antipuces placés très près de la plante, dans un sac plastique ou dans un terrarium donnent également de bons résultats.
Dans les climats chauds et secs, les acariens peuvent attaquer les attrape-mouches. L’Orthene est la meilleure solution.
Des champignons à tache noire peuvent apparaître sur les plantes dans un environnement trop humide. Utilisez un fongicide pour les éliminer.
Autre sites et photos!
http://www.dionaea-muscipula.com/